Molasse burdigalienne de Léognan - anciennes carrières de Château Olivier
AQI0249
Localisation
Département(s) : Gironde (33)
Commune(s) : Léognan
Rareté
Départementale
Intérêt patrimonial
| Critère | Note | Coefficient | Note pondérée |
|---|---|---|---|
| Géologique principal | 3 | 4 | 12 |
| Géologique secondaire | 1 | 3 | 3 |
| Pédagogique | 1 | 3 | 3 |
| Histoire des sciences | 0 | 2 | 0 |
| Rareté du site | 0 | 2 | 0 |
| État de conservation | 2 | 2 | 4 |
| Total | 22 / 48 |
Besoin de protection
| Critère | Note |
|---|---|
| Intérêt patrimonial | 2 |
| Menaces anthropiques | 1 |
| Vulnérabilité naturelle | 2 |
| Protection effective | 1 |
| Total | 6 |
Fiche nationale
Accéder à la fiche INPGDescription physique
Le site correspond à une succession d'affleurements mesurant entre 1,5 m et 2 m de haut, qui se trouvent le long d'un fossé rempli d'eau, restes d'extraction de la Molasse de Léognan. Il y a un affleurement de 20 m de longueur sur 1,5 m de hauteur et un autre de 2 m sur 4 m (faisant un coude), ces deux affleurements permettant d'entrevoir les structures sédimentaires et des coquilles fossiles. Le site se trouvant dans la forêt du domaine du château, l’ensemble est relativement végétalisé.
Code GILGES
C : Paléoenvironnemental, Paléoclimatologie, Géologie sédimentaire globale
Description géologique
Les affleurements permettent d’observer en alternance irrégulière de calcarénites peu coquillières et de niveaux de faluns calcaires indurés à coquilles dissoutes ou non. Dans ces derniers se distinguent des turritelles, glycymeris et divers bivalves. Les sables plus meubles à la base ont livré des restes d’oursins (dont Parascutella leognanensis ; Echinolampas richardi) et des Pectinidés. Ce niveau a pu être daté de 20,5 à 20,6 Ma (par isotopes du Strontium) et l’identification du foraminifère benthique Miogypsina globulina (seule espèce présente sur le site) confirme la datation effectuée. De plus, de nombreux restes de vertébrés ont pu être découverts anciennement dans ces molasses, dont les restes de Squalodon grateloupi, « dauphin » longirostre et carnivore de grande taille. Les affleurements présentent également un ensemble de figures sédimentaires, correspondant à des stratifications obliques de mégarides. L’observation de plusieurs directions différentes de stratifications et le fait que les séquences soient séparées par des surfaces d’intersections planes, permet de conclure à des dépôts de mégarides de courant (dunes hydrauliques sous-marines) soumises à l’action de courants de directions variables et à l’action des marées. Une figure de chenal à convexité vers le bas sur quelques mètres de longueur est observable sur un des affleurements. Tous ces éléments laissent suggérer qu’il s’agit de dépôts marins côtiers dans un milieu de sédimentation de forte énergie, soumis à l’action de courants d’intensité et de direction variables, et sans doute à l’action des marées.
Intérêt géologique principal
Intérêt : Sédimentologie
Justification : Un des derniers endroits où la Formation de la Molasse ossifère de Léognan est encore visible.
Intérêt(s) géologique(s) secondaire(s)
| Intérêts | Justification |
|---|---|
| Paléontologie | Un certain nombre de fossiles sont visibles sur le site (bivalves, turritelles, glycymeris, oursins…) et des restes de vertébrés ont été découverts par le passé : poissons (requin), reptiles (tortue), mammifères marins (Squalodon grateloupi). |
Intérêt(s) pédagogique(s)
Intérêt : Pour les étudiants
Justification : Possibilités d'étudier les faciès sédimentaires présents sur les affleurements : figures sédimentaires (stratifications obliques avec possibilités d'observation en trois dimensions), fossiles et activités biologiques fossilisées.
Intérêt pour l'histoire de la géologie
Non renseigné
Aucune photo disponible.